
La revue anglaise
« Fourfourtwo » a présenté, il y a peu, un classement des meilleurs
entraîneurs de l’histoire du football du 20e siècle. Cinquante-deux entraîneurs britanniques se
sont laissé prendre au jeu et ont chacun désigné leur entraîneur préféré de
tous les temps. De Kevin Keegan,
sélectionneur de l’équipe nationale anglaise à l’écossais Craig Brown, tous ont
nommé leur tacticien favori.
C’est presque sans aucune
surprise (et encore) que le premier prix a été décerné à Sir Alex Ferguson, le
manager des Red Devils des années nonante (…et 2000). Alex Ferguson a su ramener le club de Manchester au sommet de son
art. A la deuxième place, on retrouve
Bill Schankly qui entraîna l’équipe de Liverpool entre 1954 et 1974. C’est Brian Clough, le coach du grand
Nottingham Forrest des années ’80, qui monte sur la dernière marche du
podium.
Il est assez stupéfiant de
découvrir que le premier « non-insulaire » se retrouve en 10e
position. Il s’agit de Marcelo Lippi,
l’actuel entraîneur de l’Internazionale di Milano et ancien mentor de la
glorieuse Juventus qui collectionnait les trophées en cette fin de siècle. Les 9 premiers entraîneurs désignés sont
donc tous britanniques.
à Voici ce que ce genre de classement (c à d un
classement chauvin) aurait donné en Belgique.
Les 10 meilleurs entraîneurs
de football de tous le temps (dans le
monde entier) sont :
1. Raymond Goethals BEL 6. Eric Gerets BEL
2. Guy Thijs BEL 7.
Aimé Anthuenis BEL
3. Robert Waseige BEL 8. Hugo Broos BEL
4. Paul Van Himst BEL 9. Georges Leekens BEL
5. Georges Heylens BEL 10. Alex Ferguson G-B
Il est évident qu’il ne
faut pas remettre en cause les qualités et les compétences de ces électeurs
d’outre-manche, mais il semble que le manque d’objectivité de l’assemblée
technique du football anglais est flagrant.
On irait presque à se demander si ces gentlemen ne seraient pas affectés
par un chauvinisme aigu. Mais où sont
donc passé les entraîneurs d’anthologie dans ce top 10 tels que Bearzot,
Beckenbauer, Cruijff, Boskov, Goethals, Van Gaal, Milutinovic, Clemente,
Hitzfeld, Capello, Pasarella, Zagalo, Vogts, Lobanovsky, Sacchi, Jorge, Jacquet
-la liste étant loin d’être exhaustive- ?
Le classement proposé par
le magazine anglais n’est vraiment pas à prendre au pied de la lettre car on
peut croire légitimement que la hiérarchie est subjectivement connotée. Décidément sur l’île britannique, on fera
jamais les choses comme sur le continent.
Messieurs les Anglais, il serait temps d’avoir une vision qui ne se
limite pas à la National Team, à la Premier League, à la F.A. Cup et aux seuls
clubs britanniques engagés sur la scène européenne. On peut conclure philosophiquement en disant que le patriotisme
est de bon aloi mais comme dans tous les cas l’exagération nuit.
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